À la suite de la saisine du Secrétaire général du ministère de l’Intérieur par le SNICA-FO concernant les conditions de travail des IPCSR en période de fortes chaleurs, la réponse apportée est sans ambiguïté : aucune mesure nationale n’est prévue...
Il est simplement reprécisé que des dispositions pourront être prises localement, selon l’appréciation des services. Autrement dit, aucune garantie commune de protection, et une situation qui dépendra des territoires.
Cette position revient à laisser chaque structure gérer seule une problématique pourtant connue, anticipable et déjà largement documentée.
Le plus préoccupant reste le décalage entre cette réponse administrative et la réalité vécue sur le terrain par les IPCSR, confrontés à des conditions de travail particulièrement dégradées lors des épisodes de canicule.
Il est difficilement acceptable qu’un IPCSR puisse être protégé dans un département, alors qu’un collègue, à quelques kilomètres seulement, est exposé à des conditions mettant sa santé en jeu, faute d’harmonisation nationale...
Quand la protection dépend du département où l'on travaille, ce n'est plus de la prévention : c'est une loterie !
Comment nos décideurs peuvent-ils encore entendre et justifier une telle inégalité de traitement ?
Ce renvoi systématique au local traduit un désengagement difficilement compréhensible au regard des enjeux de santé et de sécurité des agents.
Les IPCSR ne demandent pas des traitements particuliers, mais des mesures de protection claires, homogènes et adaptées aux conditions météo actuelles.
Le SNICA continuera d’intervenir pour que ces sujets soient enfin traités à la hauteur des réalités du terrain.
Il est temps que la situation évolue !
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