
À l'heure où plusieurs chantiers de transformation de la filière sont engagés, le SNICA-FO poursuit son action, y compris en pleine période estivale, afin de défendre les intérêts des IPCSR et de faire valoir ses propositions auprès de l'administration.
Lors de cette réunion bilatérale du 28 juillet avec la sous-direction ERPC, nous avons réaffirmé nos priorités : défendre les conditions d'exercice des IPCSR, promouvoir une harmonisation fondée sur la formation plutôt que sur la politique du chiffre et obtenir les moyens indispensables au bon fonctionnement du service public.
Garantir une application équitable des règles
Le SNICA-FO a demandé qu'un rappel soit adressé aux BER afin de garantir une prise en compte homogène des dépassements de temps lors des examens des candidats en situation de handicap. Des disparités persistent selon les territoires. Les IPCSR ne doivent pas être pénalisés lorsqu'ils appliquent les dispositions prévues pour garantir l'égalité de traitement des usagers.
Des formations utiles, jamais culpabilisantes !
Nous avons obtenu la transmission des référentiels pédagogiques des nouvelles formations, notamment celles relatives à l'harmonisation des pratiques et au biais de genre.
Le SNICA-FO examinera attentivement leur contenu afin de s'assurer qu'ils s'inscrivent dans une démarche d'accompagnement professionnel et non dans une logique de stigmatisation ou de culpabilisation. Les IPCSR peuvent toujours enrichir leurs pratiques, mais ils ne sauraient être désignés comme les seuls responsables des difficultés rencontrées par le système.
Renforcer les effectifs : une décision désormais attendue !
Les arbitrages budgétaires concernant les 27 postes supplémentaires sont toujours attendus. Leur issue conditionnera largement la mise en œuvre des recommandations du rapport de l'IGA.
Pour le SNICA-FO, les évolutions engagées ne pourront produire leurs effets sans un renforcement durable des effectifs. Les ambitions affichées devront désormais être accompagnées des moyens correspondants.
Une harmonisation fondée sur la formation, pas sur la pression statistique !
Le SNICA-FO a réaffirmé sa conception de l'harmonisation des pratiques.
A ce titre, nous revendiquons :
- la suppression de l'onglet « Mon taux de réussite » sur les tablettes ;
- l'abandon de toute injonction à la réussite ;
- le refus de tout contrat d'objectifs individuel.
À l'inverse, nous défendons :
- une formation continue, obligatoire, nationale et déclinée localement ;
- des audits articulés avec la formation, dans une logique d'accompagnement, de progression et de partage des bonnes pratiques.
L'harmonisation doit renforcer la qualité des évaluations et l'expertise des IPCSR. Elle ne peut en aucun cas devenir un instrument de pilotage par les statistiques.
Le SNICA-FO s'opposera avec détermination à toute politique du chiffre qui substituerait des objectifs statistiques à l'expertise professionnelle des IPCSR. Notre métier ne se résume pas à un taux de réussite : il repose sur une évaluation impartiale, des compétences reconnues et une exigence constante au service de la sécurité routière.
Parcours des stagiaires : un signal d'alerte à ne plus ignorer !
En 2025, près d'un stagiaire sur huit a démissionné ! À ce constat déjà préoccupant s'ajoutent les nombreux retours du terrain faisant état de prolongations de stage, de non-titularisations et de difficultés rencontrées tout au long du parcours de formation.
Pour le Snica, ces situations ne peuvent être analysées uniquement sous l'angle individuel. Elles interrogent plus largement les conditions d'accompagnement, de formation et d'évaluation des futurs IPCSR.
C'est pourquoi nous avons demandé la mise en place d'un groupe de travail dédié au parcours des stagiaires, avec un objectif clair : identifier les difficultés, comprendre leurs causes et construire un environnement favorisant la réussite, sans jamais renoncer au niveau d'exigence attendu d'un IPCSR.
La DSR partage ce constat et a indiqué engager une réflexion sur ce sujet. Le SNICA-FO veillera à ce que cette réflexion débouche rapidement sur des mesures concrètes.
Audits et fortes chaleurs : une exigence de bon sens
Le SNICA-FO demande à la DSR de renoncer à l'organisation des audits lors des épisodes de fortes chaleurs.
Dans un contexte où l'administration refuse toujours d'adapter le nombre d'examens, les IPCSR exercent déjà leurs missions dans des conditions physiques particulièrement éprouvantes. Les placer, dans ces circonstances, en situation d'audit ne répond ni aux exigences de qualité attendues, ni aux impératifs de prévention des risques professionnels.
Les échanges avec l'ERPC confirment que les priorités portées par le SNICA-FO sont désormais pleinement intégrées aux réflexions engagées sur l'évolution de la filière.
Si plusieurs décisions restent encore à concrétiser, nous veillerons à ce que chaque engagement se traduise par des mesures utiles, réalistes et respectueuses des conditions d'exercice des IPCSR.
Le SNICA-FO poursuivra son action avec constance et détermination pour défendre les intérêts de la profession !


