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Alors que le pays étouffe sous une vague de chaleur historique et que les consignes de prudence se multiplient, la DSR fait un choix :
Maintenir coûte que coûte l'activité des examens !
Aujourd'hui, 54 départements sont placés en vigilance rouge. Chaque jour, le nombre de territoires concernés augmente, confirmant le caractère exceptionnel de cet épisode caniculaire.
Pourtant, malgré cette aggravation constante de la situation, la DSR refuse toujours de prendre des mesures nationales fortes pour protéger les IPCSR.
Les premiers incidents, droits de retrait, accidents de service interviennent déjà sur le terrain. Des collègues signalent des malaises et des situations préoccupantes directement liées aux conditions climatiques exceptionnelles. Faut-il attendre un accident grave pour que l'administration accepte enfin de prendre la mesure de la situation ? Le principe de prévention impose d'agir avant le drame, pas après...
Dans un message adressé aux délégués, la DSR a précisé quelques points pour la gestion de la canicule :
- avancer les prises de services et notamment le début des examens pratiques ; Au mépris de la vie personnelle !
- de repositionner les examens plateaux en matinée ; C’est la moindre des choses !
- de s'assurer de la bonne marche des climatisations des véhicules utilisées pour les examens en circulation ; Encore heureux !
- de refuser en examen en circulation les véhicules dont la climatisation ne fonctionne pas ; C’est la conséquence du point précédent !
- de veiller à l'hydratation des agents travaillant en extérieur et à l'effectivité de ces dernières à l' occasion des pauses ; Quelles pauses ?
- de prévoir si nécessaire des pauses plus fréquentes dans des zones ombragées ou protégées ; C’est en effet nécessaire, mais elles ne sont pas prévues, sinon il y aurait moins d’examens.
- d'informer les auto-écoles et les candidats de ces adaptations. Cela semble aller de soi !
Nous sommes revenus à la charge pendant le week-end, pour demander le report des journées d’examens dans les départements en alerte rouge, et de vrais aménagements (reports d’unités) dans ceux concernés par des alertes jaune ou orange.
Madame la Déléguée nous dit non !
Ainsi, pendant que la France s'adapte, ralentit ou se met à l'abri, nous sommes priés de maintenir la cadence pour assurer la continuité du service.
Les examens avant tout, et surtout avant la santé des IPCSR.
Tout ça pour les délais, et pour économiser quelques dizaines de postes !
Tout est donc, encore, ramené aux décisions locales avec son cortège d’incuries, d’hésitations, et au final d’insuffisances de protection.
Deux poids, deux mesures : évacués dans les bureaux, confinés dans les voitures !
Pour nous dire non, l'administration ose des comparaisons inadaptées avec d' autres corps de métiers pour nous contraindre au silence.
Mais elle oublie un détail : les IPCSR, par leurs missions, ne ressemblent à aucun autre corps !
Les forces de l’ordre n’ont pas les mêmes sujétions, et s’agissant des personnels de bureau, ils évacuent les locaux lorsque la température y atteint 35°C.
Pourtant, pour les IPCSR, aucune évacuation des véhicules n'est prévue ! On nous demande de rester enfermés dans des habitacles qui se transforment en véritables serres, où la température au soleil peut frôler les 50°C !
Rappelons ce « détail », que feint d’ignorer l’administration : selon les recommandations scientifiques et médicales, pour éviter le choc thermique et préserver l'organisme, la climatisation ne doit pas être réglée à plus de 5°C en dessous de la température extérieure. S'il fait 41°C dehors, l'habitacle devrait être à 36°C... Des conditions de travail tout simplement intenables pour évaluer des candidats en toute sécurité !
L'hypocrisie des "'pauses promises" sans report d'unités !
La DSR se donne bonne conscience en affichant une liste de "mesures d'adaptation" théoriques : de l'eau, de l'ombre et des pauses plus fréquentes.
Mais qui l'administration pense-t-elle duper ? Dans la réalité du terrain, ces pauses sont techniquement impossibles à prendre !
Pourquoi ? Parce que le flux des candidats continue de défiler sans interruption. L'administration refuse le seul aménagement qui rendrait ces pauses réellement possibles : le report d'unités (la réduction du nombre d'examens dans la journée).
Tant que le planning reste blindé à 100 %, exiger des pauses revient à demander aux inspecteurs de choisir entre leur santé et le fait de finir leur journée à pas d'heure, ou de bâcler les évaluations.
C'est de l'affichage managérial, ni plus ni moins.
Le mot d'ordre du SNICA : la sécurité d'abord !
Exigeons le report d'unités !
Nous demandons localement l'allègement des plannings pour que les pauses soient physiquement réalisables!
⚠️ Ne subissons pas, agissons !
Et souvenez-vous : droit de retrait si je ressens le moindre malaise !

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