
Code de la route : face aux fraudes, le principal syndicat d'inspecteurs renouvelle son appel à nationaliser l'examen
Plus de 7 000 épreuves de code de la route ont été annulées en 2024 à cause notamment d'usurpations d’identité, de candidats remplacés le jour de l’épreuve et de centres d'examen négligents.
Publié le 30/04/2026 09:04
Face aux fraudes lors du passage du code de la route, le principal syndicat d'inspecteurs renouvelle son appel à nationaliser l'examen, indique-t-il jeudi 30 avril sur France Inter. Plus de 7 000 épreuves ont été annulées et 83 centres agrées fermés en 2024, selon les chiffres de la Délégation interministérielle à la Sécurité routière. Il s'agit par exemple d'usurpations d’identité (lire "un réseau de fraudeurs démantelé") de candidats remplacés le jour de l’épreuve et de centres d'examen négligents.
Le ministère de l'Intérieur a pris un arrêté, publié mercredi 29 avril au Journal officiel, pour lutter contre ces fraudes. Il conditionne l'ouverture d'un centre d'examen à la délivrance d'une autorisation par la préfecture, valable cinq ans, renouvelable. L'arrêté prévoit aussi un renforcement des contrôles et interdit les inscriptions en dernière minute, afin de laisser à la police ou à la gendarmerie le temps "de procéder aux contrôles nécessaires sur les listes de candidats, notamment en cas de suspicion de fraude", précise la Délégation interministérielle à la Sécurité routière dans un communiqué. Les inscriptions aux sessions d’examen seront clôturées la veille de l’épreuve.
"Renationaliser l'épreuve du code de la route"
Mais ces nouvelles dispositions ne suffisent pas, selon le SNICA-FO, syndicat majoritaire d’inspecteurs du permis de conduire. Le syndicat pointe la responsabilité de la décision, prise en 2016, de confier l'organisation de l'examen à des organismes privés agréés par l'État qui est responsable des fraudes. Avant 2016, les inspecteurs du permis de conduire faisaient passer les épreuves.
"Il n'y a qu'un seul remède à cette gangrène, c'est de renationaliser l'épreuve du code de la route, puisque ce serait contrôlé par des fonctionnaires", explique Philippe Destarkeet, secrétaire général du SNICA-FO. Le syndicat porte cette proposition depuis plusieurs années et dénonce une question de volonté politique. Deux millions d'épreuves du code de la route sont passées chaque année.
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