Syndicat national Force Ouvrière des Inspecteurs, Cadres et Administratifs du permis de conduire et de la sécurité routière
Permis de conduire et sécurité routière
18.03.2025

POURQUOI UN TEST DE PERCEPTION DES RISQUES OBLIGATOIRE ?

Tous les IPCSR et DPCSR le savent : les modifications des procédures, bricolées à dessein, ont conduit à un affaissement du niveau des candidats.

En effet, baisser le niveau d'exigence n'augmente le taux de réussite que très momentanément.

L'effet réel et durable de ces choix se résume à lâcher sur les routes des conducteurs moins bien formés. La lutte contre l'insécurité routière ne peut s'accommoder de ces politiques court-termistes et vouées à l'échec. Toutes les statistiques démontrent en effet que l'accidentalité chez les jeunes conducteurs et les usagers de deux-roues restent des fléaux.

Ces mesures contreproductives nuisent par ailleurs au bon fonctionnement du Service public des examens et aux conditions de travail.

Chacun peut en effet observer que, pour créer le "buzz", les médias se font régulièrement l'écho des Organisations patronales des EECSR, qui s'insurgent du "manque de places d'examens". C'est peut-être vendeur, mais cette assertion est totalement fausse. A l'exception du SNICA-FO, il ne se trouve personne, pas même notre Administration de tutelle, pour rappeler que le SPPC produit chaque année environ 1.5 million de places d'examen pour un nombre de candidat très inférieur au million !

Le vrai problème est le taux d'échec, donc la qualité de la formation.

Puisque 1 candidat sur 2 ne parvient pas à décrocher le précieux sésame, à quoi conduirait une augmentation de l'offre ?

Et bien tout simplement à une augmentation du nombre d'échecs. Car sauf à être totalement à côté de la plaque, et nous savons que ce n'est pas le cas, les EECSR inscrivent prioritairement à l'examen les élèves qui sont en capacité de réussir. Elles complètent ensuite leurs bordereaux avec ceux qui veulent "tenter leur chance".

C'est pourquoi le Snica a imaginé un dispositif pour augmenter le taux de réussite.

Le deuxième effet kiss cool serait l'amélioration des conditions de travail des IPCSR puisqu'il n'est jamais plaisant d'ajourner, ni de passer la moitié de la journée à examiner des candidats qui ne sont pas en capacité de prendre la route seuls.

Enfin, les EECSR y trouveraient leur compte car même si leurs OP s'acharnent à accabler le SPPC afin de masquer leurs propres responsabilités, les enseignants et exploitants sont trop souvent mis sous pression par des élèves qui croient que pour être reçu il suffit d'avoir "une date" !

Il s'agit du "Test de perception des risques" (cf contribution - fév. 2024).

La réussite à ce TPR doit devenir une condition d'accès à l'examen du PC !

Il ne s'agit toutefois pas, et même surtout pas, de confier sa gestion aux EECSR. Elles se sont emparées de l'idée en y voyant un levier lucratif supplémentaire. C'est leur rôle de défendre leurs intérêts. Mais le SNICA-FO est opposé à la privatisation de ce dispositif.

D'une part, c'est à l'Etat de gérer et maîtriser de bout en bout ce système afin de maintenir l'égalité de traitement des usagers et ne pas offrir un nouveau marché aux fraudeurs.

D'autre part, il ne doit pas augmenter le coût de la formation des conducteurs et doit donc être totalement gratuit !

Nous avons demandé une audience à la DISR sur ce sujet. Nous souhaitons en outre que des discussions soient ouvertes sur cet outil aux perspectives favorables pour tous les acteurs du système formation/évaluation. Nous vous communiquerons bien entendu la réponse de la Déléguée.

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