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Le mardi 16 juin, le SNICA invitait les collègues, par le biais de ses délégués syndicaux, à nous faire remonter leurs conditions de travail dans le contexte de la vague de chaleur qui touche actuellement l'ensemble du territoire.
Les témoignages reçus sont nombreux et convergents. Ils font état de situations parfois très dégradées : locaux inadaptés, expositions prolongées à la chaleur, aménagements insuffisants ou inexistants, difficultés à concilier les exigences de service avec la nécessité de préserver sa santé.
Au-delà des situations elles-mêmes, un constat revient régulièrement : beaucoup d’IPCSR n’osent pas signaler les difficultés rencontrées ou faire valoir leurs droits.
Par conscience professionnelle, par attachement au service public ou par crainte des réactions de la hiérarchie, nombre d’entre eux continuent à travailler dans des conditions qui peuvent pourtant présenter un risque réel pour leur santé.
Le SNICA-FO rappelle qu’aucune mission ne justifie de mettre sa santé en danger.
L’administration a l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et protéger la santé des agents.
Cette obligation a été renforcée par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés aux épisodes de chaleur intense.
Ce texte impose notamment l’évaluation des risques liés à la chaleur et la mise en œuvre de mesures de prévention adaptées : aménagement de l’organisation du travail, adaptation des horaires lorsque cela est nécessaire, accès à une eau potable fraîche, moyens de protection appropriés et information des personnels.
Lorsque les mesures mises en œuvre apparaissent insuffisantes ou inadaptées, le SNICA invite les collègues à signaler la situation dans le Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST). Cette démarche permet de formaliser les difficultés rencontrées et d’obliger l’administration à les prendre en considération.
Nous rappelons également qu’en présence d’un danger grave et imminent pour leur santé, chaque agent dispose d’un droit individuel : le droit de retrait.
L’exercice de ce droit implique d’informer immédiatement sa hiérarchie, d’expliquer les raisons de son retrait, de se mettre à l’abri dans un lieu préservant sa santé et de rester à la disposition de l’administration pour toute instruction compatible avec sa sécurité.
Faire valoir ses droits n’est ni une faute ni un manque d’engagement. Aucun IPCSR ne doit prendre le risque de mettre sa santé en péril pour « tenir » quelques heures de plus.
Le SNICA-FO appelle l’ensemble des personnels à ne pas rester isolés face à ces situations et à se rapprocher de leurs représentants syndicaux en cas de difficulté.
Nous ne pouvons pas attendre qu’un malaise ou un accident survienne pour agir.
La santé des IPCSR n’est pas négociable !
Le SNICA-FO poursuivra son action auprès de l’administration et continuera à porter les remontées du terrain afin que des mesures adaptées soient prises partout où cela est nécessaire.

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