Historiquement, le Snica-Fo n’a cessé d'oeuvrer pour l’amélioration de la formation des conducteurs, de celle des enseignants et celles des IPCSR et des DPCSR.
Nos contributions phare les plus récentes sur ces sujets datent de 2023 (formations initiales et continues des IPCSR et des DPCSR) et 2024, (réduire le coût de l'accès au PC).
Mais la Délégation à la Sécurité routière élude ces revendications. Elle cherche à réduire ses dépenses, point barre. Elle ne vise pas l’amélioration du comportement des usagers de la route, la lucrative répression lui va bien. Et comme l’austérité n’a pas de limite, ce n’est pas encore assez à ses yeux !
Alors elle brade l’examen, et compte sur la résignation des agents pour passer ses contre-réformes.
Après les allègements successifs des exigences à l’examen, nous voilà rendus à l’os. Mais qu’à cela ne tienne, on peut descendre encore plus profondément dans les tréfonds des aberrations.
La DSR invente alors le GT erreur éliminatoire, ouvert en grandes pompes par une ministre, qui n’a pas réussi à dissimuler son désintérêt pour le service public des examens et ses agents (lire décla du snica). Il fallait juste être là pour impressionner et donner du poids à ce projet catastrophique.
Pour le MI, il ne s’agit pas d’améliorer la formation, mais d’augmenter le taux de réussite, quitte à détruire ce qu’il reste de cohérent dans nos missions. Il ne s’agit pas d’armer les jeunes conducteurs pour essayer de réduire le fléau de l’accidentalité routière de cette tranche d’âge, mais de leur permettre de conduire, même sans avoir acquis toutes les compétences nécessaires.
Quelle honte !
D’autant plus que cette stratégie ne fonctionnerait pas !
Abaisser le niveau de l’examen n’a jamais relevé le taux de réussite durablement. Et la DSR ne peut l’ignorer puisqu’il n’est pas nécessaire d’être un expert en évaluation pour savoir que l’examen tire la formation vers le haut (ou le bas !).
Que fera la DSR lorsque les statistiques démontreront que les délais remontent après une éventuelle inflexion passagère consécutive à la « suppression » des erreurs éliminatoires ?
Elle continuera à chercher à tordre le bras des IPCSR et DPCSR, à les mettre sous pression et à détruire leurs missions, comme elle le fait depuis 2014...
Nous devons les stopper avant !
Pour le Snica-Fo le dispositif formation/évaluation doit marcher sur ses deux jambes : une préparation en auto-école de qualité et un examen digne des enjeux de Sécurité routière.
Comme chacun l’a bien compris, si le MI envisage des mesures aussi délétères, c’est pour ne pas recruter (lire motion Les effectifs, la mère de toutes les batailles).
Sacrifier les missions et conditions de travail des IPCSR et DPCSR, c’est les abandonner.
Sacrifier la qualité de l’examen, c’est renoncer à améliorer la sécurité routière.
Le bâton plutôt que la formation !
Au SNICA on dit NON !
QUELQUES RAPPELS POUR COMPLETER :
LE CONTEXTE
Il manque plus de 200 000 places d'examen par an (source DSR 2022).
Pour absorber ce "stock" de candidats sans recruter, il faudrait atteindre des taux de réussite stratosphériques :
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70 % en 2023
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73 % en 2024
Or nous sommes à environ 58%.
On ne gagne pas 15 points de réussite d’un claquement de doigts, sauf à brader l'examen.
LE DANGEREUX BRICOLAGE DE LA DSR
Plutôt que solutionner le problème par du recrutement, notre employeur choisit d’autres leviers :
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Pression maximale sur les taux de réussite.
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Suppression d'erreurs éliminatoires (le hasard décide !).
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Compression des durées d'unités et simplification (suppression du passager moto par ex).
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Pseudo "harmonisation" des pratiques au profit d’une harmonisation comptable des taux, qui ne fera que creuser les écarts et développer les conflits de valeurs qui pèsent sur notre santé mentale.
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Réduction de notre champ d'intervention (concentration sur les examens).
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Exacontrôles et pression sur les DPCSR
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Suppression de missions (17 en 10 ans + les plateaux des TP en 2021).
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Formation continue réduite au maximum
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Etc.
NOTRE REVENDICATION
Nous refusons de voir nos missions se vider de leur sens.
Le SNICA-FO, et avec nous les trois OP des EECSR, continuent d’exiger 150 IPCSR et 20 DPCSR supplémentaires.
Nous restons mobilisés et actifs pour obtenir du recrutement, car cela reste la meilleure solution pour préserver le service public des examens et les missions, donc les statuts, des IPCSR et DPCSR.
Une très large majorité d’IPCSR et de DPCSR nous ont confiés un mandat clair : défendre le service public et ses agents
Lire : nos engagements
Lire : vos votes
Nous nous attelons donc à la tâche, et nous ne lâcherons rien.
Vous pouvez compter sur nous !