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CECUR - Contribution du SNICA-FO
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CECUR - Contribution du SNICA-FO

 
Posté le 23/09/2015

Vous trouverez en PJ de ce post (en haut à droite de votre écran), la contribution adressée au DISR sur le CECUR, dispositif préconisé par le CNSR, que le Ministre pourrait reprendre à son compte lors du prochain CISR.

SOMMAIRE

- Introduction

- 1. OBSERVATIONS PREALABLES

- 2. CONTENUS ET CALENDRIER DU CECUR

Annexe : TABLEAU RECAPITULATIF CECUR

INTRODUCTION 

Depuis le début des années 90, les experts des pays européens s’accordent à dire que le sur-risque accidentel des jeunes conducteurs provient essentiellement de leur comportement sur la route, donc d’une défaillance du « savoir-être ».

Ainsi, la matrice GDE s’applique à démontrer que les pressions des étages supérieurs (pression sociétale et économique, objectifs existentiels, contrôle de soi et objectif de conduite) impactent les niveaux inférieurs (compréhension des scénarios routiers et manœuvres) : si le conducteur présente une certaine fragilité au 5ème niveau (il associe par exemple vitesse et popularité), cette dernière peut se répercuter sur le 4ème niveau (par exemple, dépendance accrue vis-à-vis de la vitesse pour renforcer l’estime de soi). Puis ce problème du 4ème niveau pourra produire des conséquences au 3ème niveau (disposer d’un véhicule puissant et multiplier les situations de grande vitesse). Ces contraintes du 3ème niveau commanderont à leur tour des tensions sur le 2ème niveau (percevoir et analyser trop rapidement les indices utiles). Enfin, ces tensions du second niveau détérioreront les performances du premier niveau, celui de la maitrise du véhicule, augmentant ainsi significativement le risque d’accident.

Il découle de ce constat partagé que pour ancrer des comportements positifs, et surtout les pérenniser, la formation initiale à la conduite telle qu’elle est dispensée en auto-école ne suffit pas.

Pour le SNICA-FO, un continuum éducatif rénové et débuté dès la maternelle avec le plus grand sérieux, permettrait d’introduire progressivement des notions qui faciliteront à terme une meilleure appréhension des étages supérieurs de la matrice GDE et une modification profonde du savoir-être des conducteurs.

Mais, puisque le savoir-être n’existe que quand il se manifeste de manière spontanée, il ne peut être évalué qu’en situation naturelle ou en « situation non contrainte », ce qui rend difficile cette évaluation dans le cadre d'une épreuve du permis de conduire. En clair, il semble évident que le candidat qui se sait observé, peut jouer un "rôle" pendant l’examen. Pour autant, ce savoir-être par définition non observable, peut faire l’objet d’une évaluation par inférence, sur la base d’indicateurs ou de comportements concrets.

Sur le thème de la prise de risque et des étages supérieurs de la matrice, il convient de tenir compte d’une donnée physiologique. Il s’agit du processus de constitution du cerveau humain. En effet, il a été médicalement prouvé que le cerveau est en construction jusqu'à 25-26 ans et que la dernière partie qui se construit est justement celle qui permet de peser le « pour et le contre » de la prise de risque. Cette donnée ne doit donc pas être ignorée.

Mais une fois ces deux contraintes prises en compte, nous affirmons que l’évaluation des contenus théoriques liés au savoir-être et aux étages supérieurs de la matrice GDE demeure incontournable. Elle pourrait porter sur les contenus des « ateliers de gestion des risques » tels qu’ils sont préconisés par le CNSR et être effectuée par les IPCSR et DPCSR, dans le cadre de l’examen pratique.

Dans ces recommandations au ministre de l’Intérieur le 11 mai dernier, le CNSR prône la mise en œuvre d’un « Continuum Educatif du Citoyen Usager de la Route » (CECUR). Très largement inspiré du cursus de formation autrichien, il laisse augurer une plus grande progressivité dans le mécanisme d’obtention du permis de conduire. Dans ce schéma, l’examen pratique devient « une étape de la formation » selon les termes du CNSR. Si en un premier temps ces dispositions ne visent que la catégorie B, toutes les autres se verraient à moyenne échéance appliquer ce dispositif.

Si le CECUR tel qu’il est préconisé, semble vouloir s’inscrire dans une logique d’amélioration de la sécurité sur les routes, le SNICA-FO affirme que tout peut et doit être intégré, donc évalué, avant l’âge de la conduite. Mais pour le SNICA-FO, le « sursaut qualitatif » de la formation, ne pourra s’opérer qu’à la condition que le CECUR, comme l’ensemble du dispositif, soit contrôlé par la puissance publique, donc par les IPCSR et DPCSR. La finalité en matière de sécurité routière (politique prioritaire des Présidents de la République depuis 2002) et donc de santé publique, ainsi que les fonds publics engagés pour aider à la formation, contraint les politiques à prendre, dès à présent, ces sujets à bras le corps. 

Pour lire la suite, ouvrez la PJ en haut à droite de votre écran

 

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