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POINT 2 DU RELEVÉ DE CONCLUSIONS DU 30 JUIN : UN GESTE FINANCIER FORT
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POINT 2 DU RELEVÉ DE CONCLUSIONS DU 30 JUIN : UN GESTE FINANCIER FORT

 
Posté le 23/07/2021

Pour mémoire, durant les semaines qui nous séparent des Assemblées Générales qui auront lieu le jeudi 9 septembre prochain, nous publierons hebdomadairement une analyse précise de chaque "réponse" figurant dans le relevé de décisions du 30 juin.

Une synthèse de ces fiches thématiques sera ensuite présentée en AG, et les débats qui s'ensuivront donneront au SNICA-FO sa feuille de route pour les semaines et mois suivants.

Un communiqué de presse sera en outre adressé à tous nos contacts des médias nationaux. Il sera également diffusé par nos délégués syndicaux au plan local lors des piquets de grève qui seront organisés en région.

Un tract "grand public" sera par ailleurs proposé afin d'être distribué aux passants. 

Fiche d'introduction : Introduction à l'analyse du relevé de conclusions.

Point 1 : L'arrêt de toute privatisation

Et, ci-dessous, la fiche relative au point 2 du cahier de revendications : Un geste financier fort.

Point 2 : UN GESTE FINANCIER FORT

 

« La revendication du SNICA-FO : Un geste financier fort pour tous les agents, sur une base égalitaire, comme signe de reconnaissance de l’investissement exemplaire des personnels » ;

« La DSR indique que cette question, qui relève de la DRH, pourrait être prochainement posée dans le cadre des groupes de travail statutaires pilotés par cette direction ».

Le premier point à mentionner, c'est que la DRH n'a pas été invitée à cette réunion de préavis de grève, ou n’a pas jugé utile d'y participer. Que peut-il ressortir d'un échange qui concerne une revendication en lien avec la DRH, quand c’est la direction métier qui prend la parole? 

Par ailleurs, l'évocation des "groupes de travail statutaires" fait référence à un chantier annoncé dès avant la crise sanitaire ! Les conclusions de tels travaux restent en outre incertaines, et il est raisonnable de faire preuve d'une extrême vigilance. Il convient de ne pas oublier que l'ouverture de textes aussi importants que les statuts comporte des risques majeurs pour l'avenir des corps concernés. Et si l'Administration n'avait que des intentions bienveillantes envers les personnels, nous le saurions tous.

La DSR ne répond donc absolument pas à notre revendication d'une mesure financière immédiate et forte envers tous les IPCSR et DPCSR. 

Pourquoi évoquer, dans notre cahier de revendications, une mesure financière forte, sur une base égalitaire et pour tous les personnels, sans exception ?  

S'il s'agissait du versement d'une prime (CIA) "one shot", nous serions loin d'une revalorisation indemnitaire forte. Outre le dégel du point d'indice revendiqué par nos structures (FGF-FO) pour tous les fonctionnaires, une augmentation de l'IFSE (part fixe du RIFSEEP) des IPCSR et DPCSR apparait comme la seule solution permettant de récompenser leur investissement exemplaire, lors des réformes successives notamment, et leur sens du service public. Et c'est précisément ce que nous avons revendiqué lors de l'audience avec la DSR.

Une telle position est confortée par le fait que la fameuse "clause de revoyure" censée conduire à une augmentation de l'IFSE est de la poudre aux yeux car telle qu’elle est déclinée au ministère de l’Intérieur, cette clause renforce la très contestable et destructrice individualisation des carrières. 

Dans une logique de convergence indemnitaire et au regard des montants moyens des CIA prévus pour les autres corps du ministère, notre revendication relative à l'IFSE n'exclut cependant pas l’augmentation de l'enveloppe du CIA pour les IPCSR et DPCSR, même si cette dernière est par définition source d'inégalités de traitement et d'arbitraire (modulation à la tête du client).

Rappelons que si les montants moyens ont augmenté pour 2020 (410 € contre 250 € en 2019 pour les IPCSR, et 440 € contre 300 € en 2019 pour les DPCSR), ils sont toujours inférieurs à ceux observés dans d'autres corps comparables du MI.

Enfin, concernant les DPCSR, compte tenu des responsabilités et des contraintes lourdes qui sont les leurs, une nbéïsation systématique de tous les postes apparaitrait cohérente. Les différences observées d'un BER à l'autre, comme le nombre d'agents à encadrer par exemple, pourraient servir de leviers pour déterminer le nombre de points à attribuer. Les postes des IPCSR assurant des missions d'adjoints du DPCSR devraient l’être également.

Certes, l'Administration déclare à qui veut l'entendre que les budgets sont en berne. Mais il ne faut pas se laisser berner justement. Le plan de relance économique annoncé en septembre dernier s'élève à 100 milliard d'euros et se décline en 70 mesures « pour soutenir l'offre et la demande », selon le premier ministre. Or, force est de constater que ces mesures bénéficient avant tout aux chefs d’entreprises. Les agents des services publics, qui ont pourtant montré leur rôle majeur en plein cœur de la crise, comptent, depuis le début de la crise sanitaire, parmi les grands absents des annonces du gouvernement. Charge à chacun d'entre nous d'aller chercher par la grève ce qui nous revient de droit.

Car c'est bel et bien le taux de gréviste qui fait bouger les lignes et oblige l'Administration à revoir sa copie. Souvenons nous que début 2013, suite à la grève des DPCSR, initiée par le SNICA-FO et massivement suivie, un complément indemnitaire de 600 € a été versé à tous les DPCSR, y compris les contractuels et les stagiaires... Alors qu'avant que le rapport de force ne soit établi, l'Administration nous déclarait (déjà!) que rien n'était possible dans un contexte d'austérité!

Paris, le 23 juillet 2021

 

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