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Agression dans le département de la Loire
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Agression dans le département de la Loire

 
Posté le 11/09/2018

Une IPCSR affectée dans le département de la Loire a été victime d’une odieuse agression le 21 août dernier en examen hors circulation de la catégorie A2.

A l’annonce de son échec, un candidat, qui se présentait pour la troisième fois, a contesté violemment le résultat en commençant par tutoyer notre collègue. En direction de son moniteur situé à l’autre bout de la piste, il hurle : "elle fait n'importe quoi, je ne sais pas ce qu'elle cherche celle-là mais elle dit n'importe quoi !! Tu as vu toi ? ».

L'enseignant se contente de répondre : "je sais pas, j'ai pas vu", sans même se déplacer alors que la situation était manifestement déjà très tendue.

Le candidat a alors délibérément foncé avec la moto école en direction de notre collègue. Cette dernière a évité de justesse la collision et est partie se réfugier dans le bureau à proximité. A ce moment, elle a entrevu l'enseignant qui s'approchait enfin de son élève en disant au candidat : "arrête, ça suffit".

L’administration locale a alors engagé les démarches nécessaires pour soutenir l’agent et lui procurer assistance. Un dépôt de plainte a été effectué au commissariat le plus proche. Notre déléguée régionale a apporté tous les conseils utiles et reste en contact avec notre collègue, fortement perturbée après cette agression.

Outre le comportement intolérable du candidat, le SNICA-FO dénonce la passivité inadmissible de l’accompagnateur. Il était en effet évident, compte tenu de l’attitude et des propos de l’agresseur, que la situation allait dégénérer un peu plus sans une intervention diligente de la part du moniteur. Les paroles et les gesticulations du candidat nécessitaient à elles-seules qu’il se rapproche pour canaliser la situation, cette dernière constituant en elle-même une agression.

Nous rappellerons que la non-assistance à personne en danger constitue une infraction pénale. Par ailleurs, nous mentionnerons que même si l’intégrité physique de la victime est sauve en dépit de l’inertie du témoin d’une agression, ce dernier met en jeu sa responsabilité. En outre, le traumatisme psychologique peut bien entendu exister sans qu’il y ait de blessure corporelle. Ajoutons que d’un point de vue pénal, des mesures manifestement insuffisantes de la part du témoin peuvent caractériser la non-assistance. A ce titre, notre organisation syndicale estime que l’accompagnateur doit répondre de ses manquements.

 

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