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Le secrétaire général du Gouvernement réveille de nouveau le spectre de la privatisation de l’examen.
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Le secrétaire général du Gouvernement réveille de nouveau le spectre de la privatisation de l’examen.

 
Posté le 21/06/2018

Alors que nos interlocuteurs du cabinet du Premier ministre nous certifiaient mi-avril que le service public du permis de conduire échapperait au couperet d’Action publique 2022, les propos tenus le 14 juin dernier par le Secrétaire général du Gouvernement nous autorisent à douter sérieusement du caractère indubitable d’un tel scénario.

Car de l’aveu-même du SGG, rien aujourd’hui n’est arrêté, dans quelque ministère et secteur que ce soit! 

Le silence observé par le cabinet du Premier ministre conforte cette affirmation, puisqu’il demeure incapable de nous apporter par écrit, malgré d’innombrables relances, les explications que nous avions exigées sur la perspective d’une nouvelle réforme du permis de conduire.

Ainsi les indicateurs sont au rouge. Mais que l’Administration en soit consciente, nous ne baisserons pas la garde pendant la période estivale ! 


  Découvrez ci-dessous notre analyse :  

En avril dernier, nos interlocuteurs du cabinet du Premier ministre se voulaient rassurants en nous soutenant que le service du permis du permis ne serait pas victime du projet gouvernemental Action publique 2022 (lien article). 

Cependant, alors que nous avions été informés en amont de la perspective d’une énième réforme dans notre secteur, l’évocation de cette dernière a mis quelque peu dans l’embarras nos interlocuteurs. 
« Nous allons nous renseigner », nous ont-ils assuré sous forme d’engagement. Une réponse devait nous parvenir dans les 15 jours, en l’occurrence fin avril. Mais depuis, malgré d’innombrables relances par téléphone, par mails, rien ne nous est parvenu. Or l’expérience démontre que lorsque l’Administration observe le silence, le risque est élevé…

Nos suspicions sont confortées par les propos tenus, en présence de Thomas Knecht du Snica-Fo, lors du Comité Technique des DDI du 14 juin par le secrétaire général du gouvernement sur Action publique 2022. 

La FEETS-FO a rappelé en préambule de l’instance les objectifs globaux du sinistre projet : 120.000 suppressions de postes, abandon de missions et profondes déstructurations, baisse de la part de la dépense publique dans le PIB de plus de trois points. 

Au regard de la finalité, le silence sur les orientations qu’entend donner le gouvernement dans divers secteurs, notamment celui du permis de conduire exposé à une réforme prétendument déconnectée d’AP2022, a effectivement de quoi inquiéter les personnels, souligne notre fédération ! 

Suite à cette interpellation, le secrétaire général du gouvernement affirme qu’il est dans l’incapacité de répondre sur des sujets sectoriels, dans la mesure où le Gouvernement n’a pas encore pu prendre en compte les recommandations du comité d’ « experts » d’AP2022, tous plus libéraux les uns que les autres

Sur la méthode, le SGG affirme que tous les ministres continuent de travailler à la lumière des préconisations du comité. En clair, aucune décision ne serait arrêtée à cette heure, quel que soit le secteur d’activité considéré. Il faut donc en conclure qu’il serait hasardeux pour les différentes administrations de se lancer dans des affirmations sur le devenir de telle ou telle mission, comme ont pu le faire nos interlocuteurs d’avril dernier. 

Suite à ces affirmations du SGG, quelle valeur doit-on accorder aux propos tenus par le cabinet du Premier ministre en avril ? Au mieux, pouvons-nous prêter des intentions non hostiles du MI à notre sujet, mais cette supposition optimiste ne préjuge en rien des pressions qui seront exercées à différents niveaux de l’Etat, voire par certains lobbyistes inféodés au libéralisme à tout crin. Or ce sont bien elles qui détermineront le scénario retenu. 

Nonobstant ce flou anxiogène, un certain nombre de certitudes émergent toutefois à ce stade : 

  • le silence du cabinet du Premier ministre est évocateur des luttes d’influence qui se jouent actuellement sur le dossier AP2022.
  • le Gouvernement est habité d’une frénésie libérale sans précédent. 
  • chaque ministère est tenu de se conformer aux objectifs fixés par le Premier ministre, ce qui signifie que chacun doit proposer un plan de rigueur, synonyme de réduction d’effectifs et de privatisations pour certains des secteurs dont ils ont la charge. 
  • la convoitise de certaines grandes entreprises pour l’examen du permis de conduire est bien réelle. 

Enfin, le SGG, interrogé par FO sur le calendrier prévisible des hostilités, annonce l’échéance de la mi-juillet pour que soient dévoilées les orientations générales.

La date choisie ne cède bien sûr rien au hasard, de nombreux agents étant en congé à cette période. Il s’ensuivrait de pseudos « concertations » entre chaque ministère et les organisations syndicales pour déterminer les modalités de saccage du service public, puisque bien évidemment, les discussions n’auront lieu que dans le cadre contraint et inacceptable de l’ultra rigueur. 

Pour le SNICA-FO, chacun doit prendre la mesure du cataclysme qui s’annonce, que notre secteur particulier soit au final directement concerné ou pas. 

Dans tous les cas, comme elle l’a fait pendant ses dernières réunions d’information syndicale, notre organisation rappelle que le préalable pour bâtir des avancées sectorielles consiste à sauvegarder l’édifice représenté par le statut général et les statuts particuliers.

C’est la raison pour laquelle le SNICA-FO engage chaque IPCSR et DPCSR à entrer avec détermination dans la lutte, dès lors que nos fédérations appellent à la grève. 

 

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